Dimanche 8 novembre 2015 — Dernier ajout lundi 11 juillet 2016

Philosophie générale du logiciel

La philosophie générale du logiciel est de permettre le meilleur équilibre possible entre les contraintes liées à la pastorale et le respect des personnes et de leur vie privée.

Respect de la pastorale

Il existe d’autres logiciels de gestion paroissiale. Certains d’entre eux ne connaissent pas la notion de famille (ou de foyer). On peut s’en étonner d’abord du point de vue pratique, car cela oblige à ressaisir à chaque fois toutes les caractéristiques du foyer (nom, adresse, téléphone…) pour chaque personne du même foyer. On peut s’en étonner aussi du point de vue pastoral, si la famille est la cellule fondamentale de la société et que le rapprochement entre individus apparentés n’est pas possible.

Divers programmes ne connaissent pas d’alternative pour les jeunes, que le catéchisme et les scouts. On peut souhaiter une plus grande souplesse dans la capacité d’adaptation aux diverses propositions de chaque paroisse.

D’autres programmes enfin combinent la comptabilité et l’administration des personnes. On peut préférer une informatisation séparée des deux domaines : comptabilité et organisation paroissiales étant effectuées sur deux logiciels différents, en considérant, comme dans beaucoup de diocèses, que les données comptables sont centralisées au secrétariat diocésain et qu’il n’est pas souhaitable d’y centraliser aussi l’information paroissiale sur les personnes. Paroiciel structure les données de façon à correspondre à des orientations pastorales diverses :

  • les personnes sont inscrites comme membres de plusieurs groupes : ce sont les Equipes
  • les personnes sont repérées annuellement, par leur catéchisation et leur scolarité pour les enfants, par leur profession et leur entreprise pour les adultes : ce sont les Annales
  • les personnes sont enregistrées avec les actes des sacrements reçus : ce sont les Sacrements

Chaque paroisse ayant une organisation particulière, Paroiciel offre une structure qui préserve cependant la plus grande polyvalence possible.

Par exemple, une Equipe permet aussi bien la gestion du denier du culte que les abonnements au bulletin paroissial. Autre exemple : la gestion des trousseaux de clés est assumée par des Convocations qui servent également à mémoriser beaucoup d’autres évènements.

Le calendrier des journées est rythmé selon le temps liturgique. Une journée regroupe un certain nombre de Convocations qui sont les événements de toutes sortes qui remplissent la vie de la paroisse ; la Convocation est étymologiquement la définition même de l’Église.

Respect des personnes

Le programme se réfère toujours au prénom de baptême avant le nom du foyer. Chaque personne est introduite dans Paroiciel sous la forme d’une fiche une et indivisible.

La nomenclature choisie pour caractériser l’état de vie civil et canonique des personnes est la suivante : Epoux(se), Enfant, Veuf(ve), Union civile, Séparé(e), Cohabitant(e), Célibataire, Apparenté(e), Consacré(e), Clerc, Collectivité. Pour un défunt, une croix est ajoutée à la fin du mot.

On n’a donc voulu retenir que les distinctions les plus fondamentales du droit naturel et du droit ecclésial :

  • la différence de sexe,
  • la différence de génération,
  • les différences posées par le droit civil : union civile ou pas, personne physique ou morale,
  • les différences posées par le sacrement d’état de vie du mariage : époux(se) ou les différences relatives au mariage dues à la mort, à la séparation, à l’absence de mariage assumée ou cohabitante,
  • la différence posée par le sacrement d’état de vie de l’ordre : clerc ou laïc,
  • la différence posée par la vie consacrée : consacré(e) ou pas,
  • la différence posée par la mort : vivant(e) ou défunt(e).

D’autres caractérisations de l’état de vie sont d’ailleurs enregistrées par les sacrements que l’on rattache à la personne, par le titre de civilité et par la structuration des données en foyers.

Le principe est donc de choisir le statut le plus significatif actuellement pour la mission pastorale, qui doit être un statut public, et de s’en contenter. En effet, le droit civil autant qu’ecclésial impose une certaine discrétion à l’égard des données à caractère personnel, d’autant qu’il est impossible et sans intérêt administratif de typer exhaustivement toutes les situations.

La cohérence logique sur les états de vie est très poussée. De nombreuses vérifications sont effectuées automatiquement en fonction des dates de mariage ou de sépulture, des situations de famille et des civilités correspondantes, etc… On peut mettre, dans un même foyer, des personnes qui ne sont pas nécessairement liées par le sang, et obtenir les renseignements de parenté exacts dans les registres, ou obtenir l’impression correcte de la civilité et du nom des correspondants sur les enveloppes. Ainsi, par exemple, une veuve ne reçoit jamais de lettre au nom de « M. et Mme », ni une personne mariée au nom de « Mlle »… Un enfant de divorcés ne reçoit jamais de courrier avec son prénom associé au nom de son beau-père ou de sa belle-mère. Par contre, le cas échéant, le même courrier est automatiquement envoyé aux adresses de chacun de ses parents en charge parentale. On peut aussi choisir d’envoyer le courrier aux parents ou aux enfants avec l’intitulé correspondant.

La cohérence sur le masculin/féminin est aussi très étudiée. Les formulaires doivent automatiquement mettre au féminin ce qui doit l’être.

Dans la plupart des fiches, un espace de commentaire libre est prévu pour accueillir ce qui ne rentrerait pas dans le cadre des données structurées. Dans les foyers et les personnes, l’accès à ce commentaire est contrôlé par le système des mots de passe.

Le respect de la vie privée et de la législation en vigueur conduit à moduler les fonctionnalités offertes au sein d’un équilibre qui cherche aussi à déployer toutes les potentialités de l’informatisation au service de la pastorale.